Louer en courte durée à Nantes : les règles de changement d’usage à connaître
Louer un logement en meublé de tourisme constitue en soi un changement d’usage.
Fiche pour propriétaire

Trois modes de rémunération coexistent dans le métier, et ils ne se comparent pas ligne à ligne. Cette page décrit ce que chacun suppose, les postes qui font gonfler le coût réel sans figurer dans le taux annoncé, et les questions qui rendent deux propositions enfin comparables. Aucun pourcentage n’y est cité, et la raison est expliquée d’emblée.
Autant le dire tout de suite, puisque c’est la première chose que l’on cherche sur ce genre de page. Il n’existe aucune source institutionnelle qui publie un taux de commission de conciergerie, ni un revenu moyen, ni un taux d’occupation de référence pour la location de courte durée. Les chiffres qui circulent sont des chiffres d’acteurs, repris les uns des autres, sans base mesurable derrière.
Afficher un taux ici reviendrait à inventer une moyenne. Il y a une deuxième raison, plus gênante encore : deux prestataires qui annoncent le même pourcentage ne facturent pas la même chose, parce qu’ils n’incluent pas les mêmes postes. Le pourcentage n’est pas le prix. Il est seulement l’unité de mesure.
Ce qui suit sert donc à autre chose : comprendre sur quoi chaque modèle est assis, et reconstituer soi-même le coût réel d’une proposition.
Un chiffre utile ne se lit pas dans une moyenne de marché : il se construit sur votre logement et sur votre rythme de location.
Demander à être rappeléLa rémunération d’une conciergerie se calcule presque toujours sur l’une de ces trois assiettes. Ce n’est pas un détail comptable : l’assiette décide de qui porte le risque des mois creux.
| Modèle | Assiette | Ce que le modèle suppose |
|---|---|---|
| Pourcentage sur les loyers encaissés | Les sommes effectivement perçues pour chaque séjour | Un accord explicite sur ce que « loyer » recouvre : avec ou sans les frais de ménage facturés au voyageur, avant ou après la commission de plateforme |
| Forfait par séjour | Chaque rotation, quelles que soient sa durée et son prix | Un nombre de séjours à peu près prévisible, et une règle écrite pour un séjour très long ou une annulation tardive |
| Abonnement mensuel | Le mois, loué ou non | Une activité régulière : le mois creux se paie comme le mois plein, ce qui pénalise un logement saisonnier et avantage un logement occupé toute l’année |
Le pourcentage aligne le prestataire sur votre activité. S’il n’y a pas de séjour, il n’y a pas de facture, mais votre coût monte quand la saison est bonne. Le forfait par séjour rend la dépense lisible rotation par rotation, et il devient lourd quand les séjours sont courts et nombreux. L’abonnement lisse tout, et il vous fait payer les périodes creuses.
Le bon modèle dépend donc de votre rythme réel de location, pas d’une supériorité de principe. Un logement loué quelques semaines par an et un logement ouvert toute l’année n’ont pas intérêt au même contrat.
Une précision qui n’est pas d’ordre commercial mérite d’être posée ici. Le fait que le prestataire encaisse lui-même les loyers avant de vous les reverser n’est pas un détail de facturation : la détention de fonds pour autrui est précisément ce qui fait basculer une prestation matérielle vers la gestion immobilière réglementée. Un pourcentage peut parfaitement se facturer sur des loyers que vous encaissez vous-même.
Loi n° 70-9 du 2 janvier 1970, dite loi Hoguet.
C’est là que se creuse l’écart entre deux propositions apparemment identiques. Ces postes se règlent le plus souvent au réel, ce qui est légitime, mais ils sont rarement chiffrés au contrat.
La bonne demande n’est donc pas « quel est votre taux », mais « à quoi ressemblerait la facture d’un mois type, poste par poste ».
Un poste que l’on prend souvent pour une charge n’en est pas une. La taxe de séjour est due par le voyageur, et lorsque la réservation passe par une plateforme intermédiaire de paiement, c’est la plateforme qui la collecte pour le compte des loueurs non professionnels. En location directe, la collecte vous revient. Ce n’est pas un coût de gestion, c’est une obligation de collecte.
Code général des collectivités territoriales, article L.2333-33.
Ce qui précède vaut pour le cas général. Le vôtre se tranche sur pièces, jamais sur une règle moyenne.
Décrire ma situationL’exercice tient sur une feuille et se fait en trois gestes.
Cet exercice révèle presque toujours la même chose : l’écart entre deux offres ne vient pas du taux, mais de deux ou trois postes que l’une inclut et que l’autre facture à part.
Elles ne peuvent pas être annoncées d’avance sur un site de mise en relation, puisqu’elles appartiennent au professionnel qui vous rappellera. Arriver avec la liste change tout de même la conversation.
Une proposition nettement moins chère que les autres n’est pas suspecte en soi. Elle décrit simplement un périmètre plus étroit, et le reste retombe sur vous ou se facture ailleurs. La comparaison n’a de sens qu’une fois les deux périmètres écrits côte à côte.
Un dernier repère de bon sens : une offre qui promet des résultats chiffrés, un rendement ou un taux d’occupation, avance des chiffres que personne ne peut établir. Une offre qui décrit précisément ce qu’elle inclut, ce qu’elle exclut et comment elle facture vous donne, elle, de quoi décider.
Le régime n’est pas le même partout autour de Nantes. Chaque page dit ce qui a été relevé sur la commune, à la date du 28 août 2026.
Louer un logement en meublé de tourisme constitue en soi un changement d’usage.
Le classement en étoiles est facultatif et payant. Il produit trois effets, dont deux se chiffrent : l’abattement du micro-BIC et le tarif…
Plus la description est précise, plus le rappel est utile. Le régime du logement, la commune et le rythme de location envisagé suffisent pour commencer.